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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

PCN-Infos du 16 novembre 2008

Que penser de la victoire d’Obama et de l’imposture de l’ « Obamania » :
LES « BONS ETATS-UNIS » CA N’EXISTE PAS !

 

La candidature, puis l’élection d’Obama à la présidence des USA est l’occasion d’une vague d’ « Obamania » qui n'est rien d’autre et rien de plus que la traditionnelle américanolatrie de la classe politico-médiatique européenne, typique bourgeoisie compradore selon la définition léniniste bien connue.
Il n’est pas étonnant que l’on compare Obama à Kennedy, objet lui aussi d’un culte indécent. On sait aujourd’hui que la présidence Kennedy fut l’une des plus corrompues et pourries des USA, avec en arrière plan la mafia, les frasques sexuelles d’un président obsédé et drogué et une kyrielle sans fin de scandales étouffés par Hoover le Boss du FBI (qui tenait ainsi Kennedy) et son frère Bob devenu ministre de la justice, lui aussi partageant la vie de débauche de son frère (1).
Lors du procès d’un journaliste de JE SUIS PARTOUT, le principal journal collaborationniste parisien, fin 1944, le procureur-général qui réclamait des têtes avait eu une expression saisissante : « ces journalistes ont l’Allemagne dans la tête et la trahison dans le cœur ». En cette année 2008, où l’occupation yankee inflige depuis plus de six décennies sa souillure sur notre continent européen, vassalisé par l’OTAN, il n’y a rien à ajouter : nos politiciens et nos journalistes aux ordres ont les USA dans la tête et la trahison dans les tripes !

 

L’ELECTION DES PRESIDENTS AMERICAINS :
UNE FAUSSE DEMOCRATIE SIMULEE CONTROLEE PAR L’ARGENT ET SES MEDIA

Il faut tout d’abord dénoncer les commentaires fallacieux sur « la grande fête de la démocratie américaine » et autres « seconde révolution ». L’élection des présidents américains n’a rien de démocratique et celle d’Obama encore moins que les autres.
La victoire d’Obama c’est la victoire tout d’abord de l’argent, du fric-roi : 600 millions de Dollars, auxquels s’ajoutent les 400 millions du républicain Mc Cain et les centaines de millions dépensés par les autres candidats, dont les Clinton, lors des primaires. Indécent dans des USA qui crèvent de misère et où chaque semaine des milliers d’américains sont jetés à la rue, victime de la crise des « subprimes » !
Il faut lire le livre du politologue américain John R. MacArthur, significativement intitulé “YOU CAN'T BE PRESIDENT. THE OUTRAGEOUS BARRIERS TO DEMOCRACY IN AMERICA” (2), pour perdre toutes illusions sur la démocratie made in USA !
La victoire d’Obama c’est aussi celle d’une opinion publique conditionnée, formatée, étroitement corsetée dans un filet médiatique qui dicte le « bon choix ». Relisez les analyses de Noam Chomsky et Edward Herman qui démontent « La Fabrication du consentement » par « la propagande médiatique en démocratie » (3).

 

L’ILLUSION DE LA « GAUCHE AMERICAINE » VERTUEUSE

La troisième illusion c’est celle de la « gauche américaine », attrape-gogos inépuisable à l’usage des imbéciles qui croient encore en ce critère incapacitant. La politique internationale des USA, à l’exception du style dans lequel elle s’exerce, soft ou hard, carotte ou bâton, dépend de trois facteurs invariables :
- la géopolitique qui impose aux USA une politique impérialiste sous peine de perdre leur mode de vie qui repose sur l’exploitation néo-coloniale du reste du monde,
- les intérêts des grands groupes industriels et financiers yankee,
- enfin l’idéologie messianique américaine qui fait des USA la nation élue par dieu pour diriger le monde (la « manifest destiny »), idéologie à laquelle adhère l’immense majorité des américains, conditionnés dès la prime enfance par les Ecoles, les media et les structures religieuses dominantes.

C’est ce que rappelait fort justement Hugo Chavez, plusieurs mois avant les élections. Le président du Venezuela Hugo Chavez jugeait improbable un réchauffement des relations avec Washington en cas de victoire du démocrate Barack Obama à la présidentielle américaine. S'exprimant devant un rassemblement de ses partisans, Chavez a estimé fort justement qu'Obama aussi bien que son rival républicain John McCain représentent tous deux les intérêts de « l'empire » américain. Pour le président vénézuélien, Obama ne doit pas s'attendre à ce que la diplomatie « de la carotte et du bâton » permette aux Etats-Unis d'exercer leur influence en Amérique latine.

Rappelons simplement que c’est :
- le président démocrate Kennedy qui a lancé l’agression de la baie des cochons contre Cuba en 1961,
- le président démocrate Johnson qui s’est enlisé au Vietnam,
- le président démocrate Clinton qui a organisé par l’embargo le génocide d’un millier d’enfants irakiens entre 1991 et 2003. Le même Clinton a bombardé inlassablement l’Irak, lancé une tentative d’invasion au Kurdistan en 1996, bombardé la Republika Spreska de Bosnie, organisé l’invasion de la Yougoslavie en 1999, bombardé le pays (y compris avec des bombes à uranium enrichi qui continueront à tuer longtemps), livré le Kosovo aux mafias albanaises.
Les démocrates pacifistes, multilatéralistes, ouverts au dialogue : quelle imposture !

 

OBAMA EST LE CHOIX DU SYSTEME YANKEE
ET SA CREATION MEDIATIQUE

Mais surtout Obama n’est pas seulement l’élu d’un peuple américain lobotomisé, c’est avant tout un politicien qui a été choisi. Tout comme ses rivaux Clinton ou Mc Cain. Pour perpétuer un système de domination mondiale.
Précisément le choix du Système yankee, dont une partie significative des élites dirigeantes est effrayée par l’anti-américanisme planétaire du aux Années Bush,  s’est porté de plus en plus au cours de la campagne vers un candidat capable de faire illusion et de rétablir l’image des USA dans le monde, bien écornée par la brutalité de Bush et des neo-cons. Il s’agit, précise LE TEMPS (Genève, 15 novembre 2008) de « réparer l'image de l'Amérique historique que l'administration Bush a salie et qu'il faut rendre à sa dignité » (sic). « L'histoire est ainsi convoquée pour une œuvre de restauration, prélude à une réinvention puisqu'il est répété que « l'histoire de l'Amérique se caractérise par sa capacité à se réinventer sans cesse ». »
Obama n’est pas un simple produit de marketing politique. C’est une réponse, soigneusement choisie et façonnée, par un Système aux abois qui doit se refaire une nouvelle image. « Voici désormais des Etats-Unis à visage humain, avec le sourire d’Obama… Symbole de la démocratie américaine, du changement de l’Amérique, ça, oui, ça va marcher ! La “colombe noire” aura encore plus de succès auprès du tiers-monde, analyse Leonid Radzikhovski dans VZGLYAD. McCain a été un produit très ordinaire du marketing politique. Obama, lui, risque de devancer d’un seul coup des labels aussi forts que Kennedy, Martin Luther King et Che Guevara, ou du moins de se hisser à leur hauteur. Il ne lui faudra pas grand-chose, car “ce qu’on voit d’abord, c’est la couleur de la peau”. Dans le monde actuel, fait de communication politique et d’images, il n’y a pas besoin d’agir, et à peine besoin de parler. Ce qui compte, c’est l’emballage. Le “produit” Obama relève de la nanotechnologie la plus sophistiquée pour sauver l’image de l’Amérique. Surprendre et gagner ! A une époque, l’écrivain Victor Chklovski avait inventé le terme “originaliser”, qui signifiait “montrer dans un contexte inhabituel, comme s’il s’agissait de la première fois”. Aujourd’hui, Obama “originalise” l’Amérique. Changer l’image de l’Amérique… Faire en sorte qu’elle redevienne intéressante, étonnante. Qu’elle revienne à la mode, et que la critiquer passe de mode… Mission presque impossible, mais peut-être pas pour ce président-là ? En tant que “nouveau rêve américain”, Obama était la meilleure trouvaille possible »

 

QUI SE CACHE DERRIERE OBAMA ?

Derrière Obama il y a d’abord les milieux financiers influents qui pensent que les USA doivent s’imposer par un mélange de corruption planétaire sous couvert de « financer la démocratie », de coups tordus organisés par la CIA et le State Department et l’implication des vassaux des USA autour de l’OTAN dans les entreprises coloniales yankee. Ce sont les mêmes milieux qui ne voulaient pas de la guerre en Irak mais bien, pour organiser le contrôle de l’Eurasie, de la mise sous tutelle de l’Afghanistan et de l’Iran. On notera que ce sont précisément les préoccupations d’Obama, qui prône notamment un accroissement des troupes américaines en Afghanistan et exigera un effort supplémentaire de chair à canon européenne via l’OTAN.
La figure de proue de cette corruption planétaire c’est le financier Soros, l’homme qui a financé les fameuses « révolutions de couleur » en Yougoslavie (2000), Géorgie (2002), Ukraine (2003) et tenté sans succès la même politique au Belarus et en Russie, où Soros finance l’Autre Russie, la coalition de traitres anti-russe qui va des trotskistes russes aux nazis du barbouze franco-américain Limonov sous la direction de Kasparov, l’enfant chéri des media occidentaux. Soros c’est aussi l’inventeur et le patron (c’est lui qui paie les salaires du gouvernement géorgien, « pour éviter la corruption » !) du psychopathe Sakaashvili à Tbilissi. Et encore l’un des financier privés du pseudo TPI de La Haye, la machine de guerre anti-serbe qui a assassiné le président Milosevic … Soros a précisément été le parrain d’Obama au départ de sa course à la présidence et son premier collecteur de fonds. Etrangement son nom n’apparaît plus une fois la victoire de son protégé.
Le théoricien du « contrôle de l’Eurasie » c’est Brzezinski, auteur du GRAND ECHIQUIER, l’homme qui veut arracher l’Ukraine à la Russie, avant de démembrer celle-ci. Brzezinski est, lui, le premier conseiller d’Obama en politique internationale.

 

DERRIERE OBAMA :
LE LOBBY MILITARO-INDUSTRIEL

Derrière Obama, outre tout le gang Clinton (4), Hillary en tête, qui a organisé les assauts contre l’Irak, la Yougoslavie et l’espace post-soviétique, on retrouve aussi le lobby militaro-industriel yankee. On passe sous silence dans nos media le fait que c’est le républicain Mc Cain, le « maverick », c’est à dire le trouble-fête de la politique US, qui s’est montré le plus critique vis à vis de ce lobby (5) et non pas le vertueux démocrate Obama. Ce qui explique sans doute la vertigineuse ascension d’Obama dans les media.
Le nouveau président entend « renforcer l'armée et développer ses moyens afin que l'US Army reste au premier rang mondial, malgré les déconvenues irakienne et afghane ».
Le principal conseiller d’Obama, qui dirigera son staff, comme il avait déjà dirigé celui de Bill Clinton en 1998-2001, est John Podesta. Un vert-kaki, faux écologiste et vrai militariste à la Cohen-Bendit, il est l’auteur d‘un livre intitulé « THE POWER OF PROGRESS : HOW AMERICA'S PROGRESSIVES CAN (ONCE AGAIN) SAVE OUR ECONOMY, OUR CLIMATE, AND OUR COUNTRY », qui lui vaut une réputation totalement usurpée de progressiste. Podesta dirige l’un des trois groupes de lobbying yankee les plus puissants, le Podesta Group.  Parmi les clients de ce « progressiste », comme dit LE MONDE : BP, Defense Lockheed Martin and General Dynamics (les deux firmes principales d’armements US), Genentech and Amgen (biotechnologie), Novartis International AG (le géant suisse pharmaceutique), et Wal-Mart … Faut-il vous en dire plus ?
Le reste de l’équipe de transition est constituée de lobbyistes et de politiciens, piliers de l’establishment de Washington, dont certains comptent trois à quatre décennies de carrière. C’est çà la « révolution Obama » (sic) !

 

OBAMA SE DISTANCERA-T-IL VRAIMENT DE BUSH ?

Quant à savoir si sur le fonds Obama se distancera de Bush, notons qu’il a fait allégeance au lobby des armes (la fameuse NRA), qu’il est nébuleux sur la signature du protocole de Kyoto (les USA sont le plus gros pollueur mondial) (6), qu’il souhaite renforcer la barrière de sécurité avec le Mexique ... Significativement, concernant le Patriot Act, en 2005, Obama a voté pour la reconduction de cette loi, destinée à contrer le terrorisme mais qui limite fortement les libertés individuelles.
Le bâton restera donc, Obama ou pas, l’option n°1 de la politique yankee. « Car en ces jours où l'on commence à regarder la présidence d'Obama avec un œil plus réaliste, il faut retenir deux choses. La première est que Barack Obama a lancé dès son discours d'acceptation un avertissement sévère aux trouble-fête dans le monde. La seconde est que l'héritage des présidents Bush reste néanmoins le fait que les Etats-Unis frappent », commentait LE TEMPS (« L'Amérique, respectée parce que frappeuse », édito du 15 nov. 2008).
Au milieu du déferlement d’américanolâtrie de l’Obamania, des voix s’élèvent pourtant, aussitôt étouffées, pour dénoncer la « méprise ». Ainsi Guy Spitaels dans un essai (7) consacré à l’élection présidentielle américaine « se penche sur le positionnement d'Obama et Mc Cain et analyse les défis qui attendront le nouveau président sur la scène internationale ». Il conclut « pour affirmer que, quelle que soit l'issue des élections, nous aboutirons à ce qu'on peut appeler un "quasi statu quo hégémonique", avec à la tête de la première puissance mondiale un président "exceptionnaliste et guerrier". »
Et bien entendu, comme tous ses concurrents, Obama a fait allégeance dès le début aux puissants lobbies sionistes et israéliens américains. Notamment devant l’assemblée de l’AIPAC, le plus puissant de ces lobbies, Il a promis que Jérusalem resterait capitale indivisible de l'Etat juif.

 

L’ECHEC PROGAMME D’OBAMA :
LES NEO-CONS EN EMBUSCADE !

Obama, tout comme Kennedy en son temps échouera. Parce que les USA, superpuissance sur le déclin, n’ont plus depuis longtemps les moyens économiques et financiers, et surtout militaires, de leur impérialisme planétaire. Relire les analyses d’Emmanuel Todd (8) ou de LA NATION EUROPEENNE. Et parce que la crise économique et financière plombe dès maintenant son programme.
Le danger est là. Car l’échec annoncé d’Obama, qui rejettera notamment les petits blancs et les latinos qui ont voté Obama, dans les bras des républicains, annonce une nouvelle vague néo-conservatrice ! Le fait majeur de cette élection ce n’est pas Obama, mais l’émergence de Sarah Palin. Arrivée trop tard, pas encore assez formée, pour cette élection. Mais qui se tient déjà en embuscade pour les élections Us de 2012. On a tord ici de railler le caractère populaire de Palin, ses gaffes et ses tics, comme on se moquait de Bush ou de Reagan. Ce que ne voient pas nos intellos arrogants, c’est que c’est justement ce côté monsieur (ou madame) tout le monde qui a fait leur succès. Femme, jeune (44 ans), jolie (elle a frôlé le titre de reine de beauté de l'Alaska), peu expérimentée (et donc non liée à l’establishment de Washington que déteste l’Amérique profonde et qu’incarne Obama), très conservatrice – anti-avortement, pour le port d'armes, favorable à la poursuite de l'occupation américaine en Irak –, mère de cinq enfants, radicalement anti-russe (au moment où le gouffre se creuse avec Moscou), Palin est un résumé vivant du programme conservateur.
Palin, qui est intellectuellement très au-dessus de Bush, va être prise en main. Par les mêmes qui ont façonné Bush junior. Inconnue, sans expérience, elle n’est Gouverneur de l’Alaska que depuis 2006, son parcours est impressionnant, bien plus que celui d’Obama. En quelques mois, elle est passée d’une fonction politique mineure à celle de leader potentiel des conservateurs. Qui ont trouvé en elle un leader populaire, capable, ce que faisait difficilement le golden boy Bush, d’unifier les différentes strates républicaines.
La candidate des lobbies conservateurs et religieux a été dès son apparition qualifiée de « divine surprise » par le principal idéologue des neo-cons Bill Kristol, l’auteur principal du « projet pour un nouveau siècle américain ». Les neo-cons, dont Bush ne fut que le porte-parole, parient sur le fait qu’Obama ne sera qu’une parenthèse. L’avenir leur donnera hélas sans doute raison.

La seule chose que les peuples du monde puissent espérer des USA, ce sont leur chute et leur destruction. Comme le rappelait le Che Guevara à l’aube des années 60, les « USA sont l’ennemi du genre humain » et cet ennemi « doit être détruit ». Carthago delenda est !

 

Luc MICHEL,
Président du PCN-NCP.

 

Notes et renvois :

(1) Lire à ce sujet l’édifiant livre de François Forestier, MARILYN ET JFK, Albin Michel, 2008. Une plongée dans l’univers de corruption et de démence des années Kennedy, à l’opposé du mythe que l’on nous ressert aujourd’hui dans le cadre de l’Obamania.
Le sommet étant les pages où l’auteur, sur base de documents irréfutables, nous décrit un John Kennedy grand amateur de drogues shooté au LSD, qu’il vient tout juste de découvrir la veille, alors que débute la crise des missiles à Cuba, où le monde faillit basculer dans la guerre nucléaire.
(2) John R. MacArthur, YOU CAN'T BE PRESIDENT. THE OUTRAGEOUS BARRIERS TO DEMOCRACY IN AMERICA, Melville House Publishing, New-York, 2008.
(3) Noam Chomsky & Edward Herman, LA FABRICATION DU CONSENTEMENT. DE LA PROPAGANDE MEDIATIQUE EN DEMOCRATIE, Nouvelle édition revue et actualisée chez AGONE, Collection contre-feux.
Dans cet ouvrage, « désormais un classique outre-Atlantique (1988, reed. 2002), les auteurs présentent leur "modèle de propagande", véritable outil d'analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les medias dominants. Ils font la lumière sur la tendance lourde a ne travailler que dans le cadre de limites définies et a relayer, pour l'essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi a participer plus ou moins consciemment a la mise en place d'une propagande idéologique destinée a servir les intérêts des mêmes élites.
En disséquant les traitements médiatiques réserves a divers événements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres), ils mettent a jour des facteurs structurels qu'ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux medias et des modes de traitement qu'ils réservent a l'information.
Ces facteurs structurels dessinent une grille qui révèle presque a coup sur comment l'inscription des entreprises médiatiques dans le cadre de l'économie de marche en fait la propriété d'individus ou d'entreprises dont l'intérêt est exclusivement de faire du profit; et comment elles dépendent, d'un point de vue financier, de leurs clients annonceurs publicitaires et, du point de vue des sources d'information, des administrations publiques et des grands groupes industriels. »
(4) “Barack Obama's transition team is a collection of Washington insiders, former Clinton administration officials, corporate and banking executives, and individuals with roots in the Chicago Democratic Party political machine”, écrit le correspondant à Chicago du WSWS.
(5) Voir notamment l’interview de Mc Cain dans le film documentaire (consacré au lobby militaro-industriel US) de Eugène Jarechi, L’AMERIQUE EN GUERRE, BBC, avec France 2/Arte/CBC, 2008. Mc Cain s’y montre très critique envers le lobby, dont il prône le contrôle des dépenses militaires.
(6) « La nouvelle administration américaine va jauger, patienter, sûrement pas se précipiter à prendre des décisions », prédit David Ignatius du WASHINGTON POST, invité à Bruxelles par le German Marshall Fund (10 novembre 2008).
(7) Guy Spitaels, LA MÉPRISE, Editions Luc Pire, Bruxelles, nov. 2008.
Guy Spitaels est Ministre d'Etat, professeur honoraire à l'université libre de Bruxelles. Dans le domaine des relations internationales, il fut président de l'Union des partis socialistes européens et professeur au collège d'Europe à Bruges. Il est aussi président d'honneur de l'Internationale socialiste et membre des Conseils d'administration de l'Institut des relations internationales et de la très atlantiste Fondation Spaak. Il est l'auteur de : LA TRIPLE INSURRECTION ISLAMISTE (2005) et de CHINE-USA. LA GUERRE AURA-T-ELLE LIEU ? (2006), parus chez Luc Pire.
(8) Emmanuel TODD, APRES L’EMPIRE. ESSAI SUR LA DECOMPOSITION DU SYSTEME AMERICAIN, Gallimard, 2002 ; et Luc MICHEL, « Le chaos du Nouvel Ordre mondial et son futur, explications et perspectives géopolitiques », in LA NATION EUROPEENNE, Revue théorique du Communautarisme européen, n° 3 (2e Série), Bruxelles, Août 2005.

 

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