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L'actualité commentée du Parti Communautaire National-européen - PCN-NCP

 

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PCN-Infos du 18 décembre 2010

« JE N’AI PAS PEUR DES MINARETS ! »

Contre Contre la guerre des civilisations, pour le dialogue des cultures.
Pour une nouvelle culture nationale-européenne dans le dialogue des cultures.


Par Luc MICHEL


Les peuples impériaux ne cherchent pas leurs racines, ils ne cultivent pas le patriotisme des cimetières (de celui qui a conduit au grand suicide de l’Europe en 1914). Les peuples impériaux combattent pour leur destin, ils construisent des états et des civilisations.

J’appartiens à une culture impériale, celle de l’Empire romain. Ma langue maternelle, latine, est celle issue de l’Empire. Mes ancêtres idéologiques et philosophiques ont érigé l’Acropole et la Rome des Césars, Alexandrie et Byzance, la Moscou de la Troisième Rome et le Paris de la Grande Nation jacobine.

Je n’ai pas peur des minarets, pas plus que des clochers.

Cette peur est celle des lâches et des impuissants, des petit-nationalismes et des micro-régionalismes apeurés par leur petitesse et leur médiocrité. C’est celle de Bush et de Ben Laden, des minables de l’extrême-droite et de leurs jumeaux islamistes ou sionistes. 

Ma patrie, c’est la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik et du Québec au Sahara. Ma patrie est d’hier, quand elle s’appelait l’Imperium romanum, et de demain. Comme l’affirmait mon compatriote Alexis Curvers, « je suis un citoyen de l’Empire romain ».

De quoi le Peuple européen aurait-il peur ? Nous sommes un milliard du Pacifique à l’Atlantique, des bouches du Saint-Laurent aux rives de la Méditerranée, notre Mare nostrum.

Je crois en la force créatrice des grandes cultures, pas à la guerre stérile des civilisations. La seule guerre culturelle qui me préoccupe, c’est celle que m’impose l’anti-civilisation yankee avec ses déjections et ses vomissures, made in Hollywood ou made in Mc Do.

A Leptis Magna ou à Douros Europa, j’entend encore la voix des césars. A Cordoue où à Grenade, je sais qu’on enseignait la science et la philosophie gréco-romaines. Comme dans la Sicile franco-arabe de l’Empereur Frédéric II, « le premier européen selon mon goût » dira Nietszche. Et à Istanbul, ville deux fois impériale, « capitale européenne 2010 de la Culture », dans cette Turquie kémaliste qui puise ses racines dans la Grande Nation jacobine, je vois éclore la même culture européenne qu’à Paris, Moscou ou Berlin.

L'Europe n'est pas géographique ou ethnique. Comme jadis l’Empire romain, c'est une machine à faire des Européens avec les barbares des marges d'hier. Mazzini disait avec raison que « l'Europe était une communauté combattante en marche ».

L’Etat panrusse, mutli-ethnique et multi-confessionnel (tel qu’est sa vocation historique), rebâti par les « Siloviki », qui est un état fort, et dont le Ministre de l’intérieur s’appelle Rachid Nourgaliev, n’a pas peur non plus des minarets !

« La Russie est un Etat multiethnique, et c'est précisément ce qui fait sa force. Ceux qui torpillent ces fondements de l'Etat, quoi qu'ils en disent, déstabilisent, sans conteste, le pays », affirme Poutine  (*).

Seule la faiblesse des régimes occidentaux européens (**), colonies yankee, castrées par l’OTAN, qui ont abandonné depuis six décennies leurs fonctions régaliennes au profit de Washington, permet la jactance insolente des minorités islamistes radicales, leur prise en otage des musulmans des deux rives de la Méditerranée et leur instrumentalisation par l’impérialisme yankee.


Luc MICHEL,
Président du PCN-NCP.

 

(*) Russie : Poutine prône la paix interconfessionnelle, Dossier : Poutine en direct avec les Russes (2010), RIA Novosti, 16 décembre 2010, sur :
http://fr.rian.ru/society/20101216/188145296.html

(**) Les mêmes états tolèrent en parallèle à l’islamisme l’irruption du racisme et de la xénophobie dans l’espace politique de l’UE, jumeau obscène de l’islamisme radical, créant les conditions de la guerre civile. Ici aussi le nouveau régime russe partage la vision qui est la nôtre depuis le début des années 80 : l’usage du racisme et de la xénophobie ne relève plus de la libre expression mais est un crime relevant du code pénal.

Pour Rachid Nourgaliev, le ministre russe de l'Intérieur, évoquant les groupuscules d’extrême-droite et les clubs de hooligans qui viennent d’organiser des émeutes à Moscou : « Selon les données du ministère russe de l'Intérieur, 50 groupes extrémistes opèrent sur le territoire russe. Les membres de ces organisations informelles font l'apologie du culte du nationalisme, de la supériorité raciale et mettent leur idéologie en pratique par le biais de violences criminelles ». Selon lui, l'assimilation des méfaits de ces groupes informels à la criminalité générale constitue leur caractéristique principale.

Ces propos font écho à ceux de Jean Thiriart assimilant dans les années 80 le racisme et la xénophobie a un crime contre la Sûreté de l’état européen : « Certes, il y a le problème des immigrés turcs dans les communes de Bruxelles. Mais c’est un problème social. Les auteurs des campagnes de presse susdites se révèlent des politiciens de sous-préfecture, ils se pavoisent du titre d’ « Européens » sans même savoir ce qu’est l’Europe (…) Il faut condamner avec une extrême sévérité toute la littérature nationaliste allemande anti-italienne et toute la littérature nationaliste belge anti-turcs. Il s’agit de sentimentalisme et de xénophobie dangereux pour l’unité politique de l’Europe (…) L’Europe contiendra des Turcs, des Maltais, des Siciliens, des Andalous, des Tatars de Crimée – il en reste –, des Afghans. Pour le simple fait que l’Europe ne pourra pas exister de manière vivable sans posséder et contrôler les territoires habités par ces peuples » (1983).

En 1987, Thiriart ajoutait qu’ « Il est évident que la construction de l'Empire euro-soviétique doit se faire dans un cadre politique pur et que cette construction exige impérativement l'éradication impitoyable d'un quelconque racisme anti-turc, anti-arabe. C'est l'anti-racisme POUR RAISON D'ETAT. Dans la construction grande-européenne, celle de l'Empire euro-soviétique, le racisme constitue une atteinte à la Sûreté de l'Etat. Pour Luc MICHEL, tout comme pour moi, la géopolitique est le départ du raisonnement logique de la construction d'un Etat-Nation et pas un simple argument de rhétorique pédante. Nous sommes anti-racistes pour des raisons de lucidité politique et non pas publicitaire comme chez les exhibitionnistes pathologiques de la LICRA et autres furieux (…) Le racisme anti-turc, le racisme anti-arabe, nous les condamnons dans la condition essentielle et primordiale de turcs laïcs et d'arabes laïcs. Luc MICHEL et moi-même n'avons aucune tendresse pour l'Islamisme, aucune indulgence ou patience, pourrait-on dire ».

La position du nouveau régime russe rejoint aussi celle du PCN, qui prône, dans les Années 90 comme aujourd’hui et pour les mêmes raisons « l’interdiction du FN et des groupuscules néo-nazis ».


 

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