DEPECHE DU PCN-NCP
(VENDREDI 04 JUIN 2004)
ELECTIONS EUROPEENNES DU 13 JUIN 2004 :
LES CONSIGNES DE VOTE REVOLUTIONNAIRE DU PCN
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Nos
consignes de vote spéciales :
Pour qui voter en Belgique - Chypre - Estonie - France
Grèce - Lettonie - Lituanie - Pologne - Slovaquie.
Notre consigne d'abstention révolutionnaire
dans tous les autres pays de l'Union européenne et ses raisons.
Pour
les Communautaristes européens (1) du PCN, la politique ne repose pas
sur le vieil échiquier de droite et de gauche, avec ses fausses divisions, où
les deux camps faussement opposés font la même politique.
Nous
divisons le monde politique européen en trois camps :
- Celui du Système et de son hégémon – le Parti américain – qui va de l’extrême-droite à l’extrême-gauche et comprend tous ceux qui acceptent la colonisation yankee en Europe ;
- Les partis populistes, régionalistes
ou nationalistes, qui refusent le Système mais défendent des conceptions étriquées
ou dépassées, et qui pour nous, suivant les cas, peuvent être des
adversaires ou des alliés tactiques provisoires ;
-
Enfin le Parti de la Résistance – qui est aussi celui de l’Europe
libre –, dont le PCN se veut l’avant-garde et qui comprend
toutes les forces anti-américaines et anti-sionistes, et vis-à-vis
desquelles le PCN prône un politique stratégique de Front uni.
Notre
vision des élections européennes repose donc sur cette analyse.
Ouvrons
une parenthèse sur le retrait actuel du PCN des élections bourgeoises.
Depuis notre fondation en 1984, et jusqu’en 2000, le PCN a participé à
toutes les élections en Belgique – où notre Parti est né – et à
plusieurs élections en France à partir de 1994. Entre 1996 et 1999, le PCN a
aussi eu une expérience parlementaire en Belgique, où des élus représentaient
notre parti au « Parlement wallon », au « Parlement de la
Communauté française de Belgique » et au « Conseil provincial du
Hainaut ».
En
2000, nous avons choisi de faire une pause et de consacrer nos moyens et nos
forces au développement de notre réseau européen (le PCN est présent
dans 7 pays européens et mène des campagnes dans toute l’Union européenne
et au niveau international), de notre groupe media, et à une structure
anti-impérialiste unitaire, présente en Europe, Afrique et Amérique
Latine, l’Association transnationale « La Cause des Peuples ».
L’une
des raisons qui nous a conduit à ce choix – provisoire – c’est depuis
deux décennies la régression des libertés politiques partout en Europe, les
modifications des législations électorales pour empêcher l’émergence des
nouvelles minorités idéologiques et la censure qui frappe celles-ci et vise
à étouffer leur voix. Une formation alternative se présente aux élections
pour avoir des élus – ce qui est devenu impossible dans la plupart des pays
européens – pour profiter d’une tribune – ce que la censure rend inopérant.
Ni l’une ni l’autre n’étant possible, la seule politique pour un
Parti révolutionnaire comme le PCN, c’est l’abstention révolutionnaire
– sauf où des amis ou des alliés se présentent, où encore où des choix
tactiques ou stratégiques existent – et la construction d’une force
d’opposition extra-parlementaire.
Le PCN appelle donc ses membres, sympathisants, compagnons de route, contact ou encore lecteurs de nos media, dans l’ensemble des pays de l’Union européenne – sauf Belgique - Chypre - Estonie - France - Grèce - Lettonie - Lituanie - Pologne - Slovaquie – à l’abstention révolutionnaire. Pas une voix pour les Partis du système américanisé. Pas une voix surtout pour les fausses formations d’opposition, à l’extrême-droite ou à l’extrême-gauche, dont la seule fonction est d’endiguer et de canaliser le mécontentement au profit du Système.
Venons-en
alors aux pays où le PCN appelle à voter pour des formations amies, où
en fonction de choix particuliers résultants de situations locales.
En
Belgique (2)
:
Le
PCN fait un choix tactique, qui est de favoriser l’éclatement et la
destruction de l’entité belgicaine. L’Etat belgicain est en effet
depuis 4 décennies notre ennemi résolu et n’a jamais ménagé les mesures,
notamment policières, pour tenter de nous écraser. Lors de notre expérience
parlementaire de 1996-99, le régime belgicain a particulièrement, et avec
l’aide de l’extrême-droite, mené une campagne immonde contre le PCN.
Nous ne sommes pas de ceux qui tendent la joue gauche quant on les frappe sur
la joue droite !
Par
ailleurs, la destruction de l’Etat belgicain conduira à deux situations que
le PCN escompte :
-
d’une
part une période chaotique qui favorisera un Parti radical et républicain comme le nôtre,
-
d’autre
part le rattachement à la France de la Communauté française de Belgique
(Wallonie et Bruxelles) qui donnera à la France – moteur d’une Europe indépendante
depuis de Gaulle – un poids accru dans l’Union européenne.
Le
PCN appelle donc à voter pour des formations républicaines radicales, en dehors de leurs programmes idéologiques, que nous ne partageons pas :
-
Aux élections européennes, en Wallonie et à Bruxelles, pour le RWF
(« Rassemblement Wallonie-France »), en Flandre pour le « Vlaams
Blok » ;
-
Aux élections régionales du 13 juin qui sont organisées en Belgique
en même temps : en Wallonie pour le RWF (« Rassemblement
Wallonie-France »), en Flandre pour le « Vlaams Blok », à
Bruxelles – où ce vote est capital car il peut déboucher sur un blocage
des institutions régionales, premier pas vers la destruction de l’Etat fédéral
belgicain (2) – pour le « Vlaams Blok ».
A
Chypre :
Nous appelons à voter pour le Parti du président de la République Tassos Papadopoulos, le « Dimokratiko Komma » (DIKO – Parti démocratique).
Nouvelle bête noire de l’OTAN et du Parti américain, Papadopoulos fut un cadre actif de la lutte contre le colonialisme britannique. Pro-serbe convaincu, il a été lié au Président Milosevic et à aider à combattre l’embargo frappant Belgrade depuis 1991. Inquiété par le soi-disant « Tribunal Pénal International » de la Haye (3), Papadopoulos est sur les listes noires de Washington. Ces choix, qui sont ceux du PCN, appellent notre soutien.
En Estonie, Lettonie et Lituanie –
les trois pays baltes – :
Notre préoccupation est la discrimination des droits civils et politiques des minorités russes, honte inadmissible dans une Europe qui se veut démocratique. Discrimination qui plonge dans les racines fascisantes et anti-communistes des Années 30 des trois régimes baltes (où l’on honore, avec la complicité de l’OTAN et le silence de Bruxelles, les anciens SS baltes !). Russophile (4), le PCN a mené plusieurs campagnes internationales pour la défense des Russes des Pays baltes, particulièrement en Lettonie, où le président du PCN a des attaches familiales dans la Communauté russe de Riga.
Le PCN appelle donc à voter pour les listes qui soutiennent les droits des minorités russes et combattent le néo-fascisme des régimes baltes.
En Lettonie en particulier, le PCN appelle à voter pour le « Parti Socialiste de Lettonie ».
En France :
Le PCN appelle partout, sauf en Ile de France (Paris), à l’abstention républicaine : pas une voix, surtout pour les faux partis d’opposition que sont le « Front National », les « communistes de margarine » (comme les appelait Staline) du PCF ou l’extrême-gauche trotskiste, escroqueries électorales.
A Paris et en Ile de France, le PCN appelle à voter pour la liste « Euro-Palestine », qui combat ouvertement l’Axe américano-sioniste – selon le terme même que nous utilisons depuis 4 décennies – et pour les droits des Palestiniens et la Résistance irakienne. Partisan de l’alliance euro-arabe, soutien de toujours de la résistance palestinienne – que notre organisation soutient depuis 1965 (5) –, de l’Irak ba’athiste et de la Résistance irakienne, le PCN voit dans la liste « Euro-Palestine », attaquée de toutes parts par les sionistes, le même combat que le nôtre.
Ajoutons que le PCN a toujours présenté sur ses listes électorales des candidats d’origine arabe et africaine, présentant notamment les premières têtes de liste arabe et africaine en Belgique, et que la démarche de la liste « Euro-Palestine » rejoint donc là aussi la nôtre (6).
En Grèce :
Le PCN appelle à voter pour le KKE, le « Parti Communiste Grec », dont les combats contre l’OTAN, les USA, pour les résistances serbe, palestinienne ou irakienne sont aussi les nôtres.
En Pologne :
Le PCN appelle à voter pour le mouvement
de la gauche nationale populaire « Samobroona » (Auto-défense),
où nous comptons de nombreux amis, qui participent à nos activités
internationales au sein de l’Association transnationale « La Cause des Peuples ».
Opposé à l’OTAN, bête noire du Parti américain et de Washington,
« Samobroona » a toute notre sympathie.
Ajoutons
– et nous le disons en tant que partisan depuis 1962 d’une Grande-Europe
intégrant l’Europe orientale et la Russie – que le PCN partage avec
« Samobroona » le
refus du néo-colonialisme occidental à l’Est
que dissimule mal l’extension de l’OTAN et de l’Union européenne.
Enfin
en Slovaquie :
Nous
appelons à voter pour le « Hnuti za Demokraticka
Slovenska » (HZDS - Mouvement pour une Slovaquie démocratique)
de Vladimir Meciar ou pour le « Komunistická
Strana Slovenska »
(KSS - Parti Communiste Slovaque).
Meciar
est une autre des bêtes noires de l’OTAN, de Washington et de leurs valets
européens. Ses succès électoraux déstabilisent le Parti américain.
Quant au KSS, son combat contre l’OTAN, les USA, pour les résistances serbe, palestinienne ou irakienne rejoint celui du PCN.
Note
(1)
Le « Communautarisme européen » qui est la doctrine de notre
Organisation depuis 1962 et fait référence à la Communauté européenne
n’a rien à voir avec le « communautarisme » à l’américaine,
qui lui est postérieur, et lui a abusivement emprunté sa dénomination (le
terme même de « Communautarisme » pour dénommer notre doctrine
socialiste est du au fondateur de notre Organisation transnationale, Jean
Thiriart, en 1960. Le « communautarisme »
à l’américaine repose sur le repli égoïste sur des communautés
ethniques ou confessionnelles. Notre « Communautarisme européen »
est unitaire, agrégateur et pan-européen : il vise à une seule
communauté nationale, la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik et du Québec
au Sahara.
(2)
Pour de plus longs développements sur nos positions en Belgique, lire le
communiqué du Secrétariat Régional Wallonie-Bruxelles du
PCN.
(3) Sur le TPI, consulter le site : www.free-slobo.org
(4)
Sur les positions pro-russes du PCN lire notre intervention au Congrès
Pan-Slave de Moscou 2001
(5)
Roger Coudroy, le premier européen tombé au combat en Palestine occupée
dans les rangs du Fatah, appartenait à notre Organisation transnationale, qui
s’appelait alors le PCE (Parti Communautaire Européen). Militant de la
première heure, tombé au champ d’honneur le 3 juin 1968 en Palestine occupée,
les armes à la main face à l’impérialisme et au colonialisme sioniste,
COUDROY, est le premier « feddayin » européen mort dans les rangs
du mouvement de résistance palestinien. Il incarne le courage du militant
communautariste et est la figure exemplaire de notre solidarité
transnationale pour la cause des peuples.
(6)
Pour de plus longs développements sur nos positions en France, lire le Communiqué de la Direction administrative du PCN en France et du secrétariat
régional Paris/Ile-de-France du PCN.