Accueil

  Dernier Edito

  Liste

  Biographie

  PCN-NCP

  Contact

EDITORIAUX
DE LUC MICHEL


EDITORIAL DU 28 OCTOBRE 2003
"AL BA'ATH AL IRAQI" - N° 21

"GOOD MORNING BAGHDAD" :
"SHOCK AND AWAVE" EST DE RETOUR EN IRAK !

Avril 2003, l’agression yankee contre l’Irak ba’athiste commence par l’opération « shock and awave », qui vise à terroriser et à assommer la défense irakienne. Six mois plus tard, ce sont les forces d’occupation américano-occidentales qui sont sous le choc et la stupeur !

Avril 2003, les journalistes aux ordres des media occidentaux commentent avec des mines gourmandes les « décapitations » de l’US Air force, qui tentent d’assassiner Saddam Hussein. En cet octobre finissant, en plein centre de Bagdad, la guerilla ba’athiste rate de peu la décapitation de Wolfowitz, le faucon qui a initié la guerre coloniale des néo-conservateurs.

Les Américains ont perdu l’initiative stratégique en Irak, où la Résistance monte chaque jour davantage en puissance. Et la place centrale de la politique irakienne reste occupée par le président Saddam Hussein, président légitime d’un pays qui n’a jamais déposé les armes ni capitulé, transformant en guerilla une guerre asymétrique qui ne pouvait être gagnée classiquement face à la première puissance militaire mondiale.

Ce qui se passe aujourd’hui en Irak a été décidé dès avril 2003, avec l’instauration d’une direction parallèle du Parti Ba’ath et la préparation de l’action clandestine de résistance.

Dès juin 2003, des responsables de la guerilla ba’athiste, issus des « Feddayins de Saddam », annonçaient ce qui arrive aujourd’hui, y compris les attaques suicide, inspirées de la Résistance libanaise qui a chassé les sionistes du Sud-Liban.

IL NE S’AGIT PAS DE « TERRORISME »
MAIS D’UNE GUERRE DE LIBERATION NATIONALE

A nouveau les grandes orgues de la propagande yankee se déchaînent. Nos journalistes prostitués parlent de « terrorisme », d’« attentats », de « violence », alors qu’il s’agit d’une guerre de libération nationale. « L'Irak est une nouvelle terre de libération nationale, pas de djihad », constate Olivier Roy, chercheur au Centre d'études en relations internationales (CERI) à Paris, qui « minimise l'implication de combattants étrangers et d'Al-Qaida ».

A nouveau, on nous parle de « la réprobation de la Communauté internationale », de « condamnation générale » et autres fariboles inspirées des officines de propagande du Pentagone.

Lisez la presse arabe, on y entend une autre version des choses ! Celle de l’épopée héroïque des feddayins ba’athistes. « Paul Wolfowitz échappe de justesse à une opération courageuse à Bagdad », titre AL-AHRAM. « Le stratège de la guerre contre l'Irak ciblé par la résistance », commente ASSAFIR (Liban).

L’antiaméricanisme n’a jamais été aussi puissant dans le monde arabe. Et les USA ne font plus peur. Le leader libanais druze Walid Joumblatt s’est même permis de déclarer publiquement ce qui suit à propos de la tentative de « décapitation » de Wolfowitz : « Nous espérons que les tirs seront plus précis et plus efficaces (lors d'une éventuelle prochaine attaque) afin qu'on soit débarrassé de ce microbe et de ses semblables à Washington qui sèment le désordre sur la terre arabe, en Irak et en Palestine ».

Joumblatt, figure influente et originale du paysage politique libanais, a en outre rappelé que le faucon américano-sioniste était « l'un des grands architectes du blocus de l'Irak et de sa destruction » et « l'ami d'Ariel Sharon », le Premier ministre israélien.

UN PARFUM DE VIETNAM

Tout cela a un parfum de Vietnam. « Pour la seule superpuissance mondiale, il est plus facile de gagner la guerre que de réussir la paix », commente L'EST REPUBLICAIN. « La guerre devait être celle de la libération du peuple irakien soumis au joug de Saddam Hussein. Les libérés n'ont guère manifesté leur joie. Ne serait-ce d'ailleurs que par crainte d'un retournement de la politique US qui les laisserait seuls face à la vengeance des anti-américains. Lesquels organisent leur résistance contre « l'occupation » et prouvent qu'ils ont les moyens de frapper pratiquement là où ils veulent ».

LE TEMPS (Genève) évoque « l'examen de conscience qui semble s'amorcer du côté de Washington, où l'arrogance des faucons bat de l'aile. Le spécieux langage bushien esquive la seule question à laquelle les Américains ne parviennent pas à répondre sur le « terrain » : qui sont les terroristes? Loyalistes post-Saddam (…) les kamikazes franchissent chaque jour une nouvelle étape organisationnelle, cibles plus précises, force de frappe croissante. L'administration Bush a beau souligner que ni les chiites majoritaires, ni les Kurdes n'ont basculé dans la guérilla, le seul fait que le fameux «triangle sunnite» reste totalement incontrôlable est un terrible aveu de faiblesse. Les occupants n'avaient à l'évidence pas compté avec la logistique insurrectionnelle de certains ex-cadres du Baas, sur le point de fusionner avec des éléments islamistes importés. Saoudiens, Syriens ou Yéménites, ils sont nombreux à traverser les poreuses frontières irakiennes pour prêter main-forte à la résistance. Que ces deux mouvances proviennent d'horizons arabes antagonistes ne change rien à l'affaire. L'Irak s'éloigne chaque jour de la stabilisation démocratique pour le Moyen-Orient promise par le programme messianique de la Maison-Blanche ».

UNE IMMENSE DEFAITE PSYCHOLOGIQUE
POUR LES FAUCONS DE WASHINGTON

Les attaques coordonnées de ce 27 octobre, premier jour du Ramadan, en pleine visite de Wolfowitz en Irak, sont un choc pour les faucons de Washington, dont les télévisions montraient les mines graves et défaites à Washington. Sans parler du visage décomposé de Wolfowitz, « visiblement ému, la voix altérée et sans cravate », qui a senti le « souffle du dragon ba’athiste ».

Car la défaite psychologique des Américains est immense. A commencer aux Etats-Unis même. « L'affront plus dur que l'attaque », titrait  L'EST REPUBLICAIN : « Plus qu'une attaque aveugle, comme il s'en produit tous les jours en Irak, c'est une vraie claque, et en public, qui a été administrée hier aux Américains par les tirs de roquettes contre l'hôtel Rachid de Bagdad. Voilà un lieu hautement sécurisé, où séjournait le « numéro deux » du Pentagone Paul Wolfowitz, qui a été pris pour cible. Avec la plus grande facilité, semble-t-il (…) Ils ont planifié et réussi leur opération : montrer à la face du monde qu'ils peuvent frapper là où ils le veulent, et quand ils le veulent, même lorsque l'armée américaine décrète la sécurité maximale pour cause de visite officielle. Et que cet attentat se soit produit à la veille du ramadan n'est sans doute pas fortuit. Depuis la fin des opérations armées claironnée le premier mai par le président Bush, cet ennemi anonyme mène une guerre de harcèlement (…) Le harcèlement que mène cette guérilla touche maintenant les Etats-Unis où le doute s'installe sur la présence des « boys » en Irak. Plus que les manifestations pacifistes qui redémarrent, les aveux, à mi-mots, de Colin Powell et de Donald Rumsfeld, témoignent d'une inquiétude qui grandit. L'inquiétude de se trouver durablement face à une situation à la palestinienne, avec des groupes extrémistes incontrôlables et difficilement identifiables, noyés dans une population muette, car terrorisée. Et cela à un an de l'élection présidentielle de novembre 2004… ».

LA CIBLE WOLFOWITZ : TOUT UN SYMBOLE !

Cette défaite psychologique est avant tout celle des néo-conservateurs, l’extrême-droite américano-sioniste qui entoure et inspire le régime de Bush. En visant Wolfowitz, le n°2 du Pentagone, la Résistance ba’athiste a frappé un symbole éminent.

Paul Wolfowitz est en effet le stratège néo-conservateur de la guerre américaine. Bras droit de Donald Rumsfeld au Pentagone depuis février 2001, Paul Wolfowitz est, à 59 ans, un faucon de l'administration Bush. Il a toujours défendu l'idée d'une guerre «préventive» pour renverser Saddam Hussein et s'est fait le véritable stratège de l'intervention américaine en Irak. Né en 1943 à New York, fils d'un mathématicien juif polonais, il étudie les sciences politiques à l'Université de Chicago avant de commencer sa carrière dans l'administration fédérale américaine en 1973. Entré au Pentagone en 1977, il s'occupe des programmes régionaux du département de la Défense. Il souligne, déjà à cette époque, le facteur d'instabilité régionale représenté par l'Irak de Saddam Hussein. Entre 1982 et 1985, il est secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires de l'Est asiatique et du Pacifique, puis ambassadeur en Indonésie en 1986. Sous-secrétaire à la Défense chargé de la planification de 1989 à 1993, il organise le financement de la guerre du Golfe par les alliés des Etats-Unis. C’est l’homme qui a sans aucun doute provoqué l’agression coloniale d’avril 2003.

Mais les néo-conservateurs avaient vendu la peau de l’ours ba’athiste avant de l’avoir tué ! Et, comme l’écrit LE TEMPS, Wolfowitz est aujourd’hui le « visage palissant du Pentagone ». « Quand il s'est présenté aux journalistes pour une conférence de presse convoquée en urgence, dimanche à Bagdad, le numéro deux du Pentagone n'en menait visiblement pas large. Son hôtel, pourtant l'un des mieux gardés de la capitale irakienne, venait d'être atteint par une dizaine de roquettes qui ont fait un mort et une quinzaine de blessés. En tenue qu'on aurait qualifiée de «décontractée» en d'autres circonstances, le teint blême, celui qui avait été l'un des principaux architectes de la guerre en Irak est venu expliquer d'une voix troublée sa conviction que, malgré les attaques répétées dont elles sont la cible, les forces de la coalition sont en train de réussir leur mission. Ce fervent partisan de la guerre préventive s'est-il montré aussi convaincu en privé ? Ou va-t-il lui aussi finir par infléchir son discours, à l'image de son patron dont l'étoile n'a plus aujourd'hui le même éclat à Washington ? ».

Car le doute ronge aujourd’hui les arrogants « neo-cons » : « La semaine dernière, la presse américaine avait révélé une note interne de Donald Rumsfeld dans laquelle le secrétaire à la Défense évoquait ses «doutes» au sujet des résultats de la guerre contre le terrorisme, en Afghanistan et en Irak. Résultats qu'il qualifiait de « mitigés ». Marginalisé ces dernières semaines par certains membres de l'entourage du président sur le dossier irakien, le patron de Wolfowitz a estimé ce week-end dans une interview au Washington Post que, pour gagner la guerre contre le terrorisme, il faudra aussi « gagner la guerre des idées » pour empêcher que les terroristes ne deviennent ce qu'ils sont. Des propos qui contrastent avec l'assurance triomphale des semaines suivant la chute de Bagdad ».

LA RESISTANCE IRAQUIENNE FRAPPE
OU ELLE VEUT, QUAND ELLE VEUT

Architecte de la guerre contre le régime de Saddam Hussein, Paul Wolfowitz était venu sur le terrain étudier les moyens de vaincre six mois d'une insurrection contre les troupes américaines, soumises quotidiennement à plus de 30 attaques en moyenne.

L’épreuve du feu a visiblement été éprouvante pour Paul Wolfowitz. Il est sans doute plus facile de refaire le monde devant les cartes des « wargames » du Pentagone et d’envoyer les autres au feu. Au dernier jour de sa visite à Bagdad, le numéro deux du Pentagone a vu l'hôtel Al-Rachid, symbole de l'occupation américaine au coeur de la capitale irakienne, frappé par une pluie de roquettes, qui ont tué un colonel américain et blessé 18 personnes, civils et militaires. Selon un officier américain, 29 roquettes de 85 et 68 millimètres ont été tirées.

Alors que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait reconnu au début du mois dans un mémo confidentiel que les Etats-Unis pouvaient s'attendre à une « longue et pénible corvée » en Irak, son bras droit a pu constater la vulnérabilité des installations américaines en Irak... même les plus surveillées.

L'attaque s'est déroulée quasiment au nez et à la barbe des forces de sécurité. Ses auteurs ont réussi à déposer une batterie de roquettes artisanales à 500 mètres de l'hôtel, qui abrite les responsables de l'administration provisoire américaine et des troupes de la coalition. Sept civils américains, dont un employé du Département d'Etat, quatre militaires, quatre militaires américains et cinq civils étrangers travaillant pour la coalition ont été blessés ainsi que deux gardes irakiens.

Un responsable américain a confié sous couvert de l'anonymat que parmi les blessés figuraient des ressortissants de nationalité tchèque, italienne, britannique, népalaise et indienne. La vie en Irak est rude pour les « sénégalais » de l’armée coloniale du Pentagone.

WOLFOWITZ TRAQUE EN IRAK !

Les Américains, qui confondent l’ordre international et la loi du lynchage de leur Far West, au bon vieux temps du génocide de la Nation indienne, ont mis la tête de Saddam Hussein à prix. Mais aujourd’hui ce sont les soudards yankee, leurs Kollabos et leurs chefs qui sont traqués.

Un responsable américain qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, a confié à l’AFP « que des responsables irakiens – que Wolfowitz avait rencontrés un peu plus tôt – lui avaient dit que sa présence à Bagdad était bien connue ».

Et les attaques ont suivi le faucon américain à la trace. Samedi, quelques heures après son départ de Takrit pour Kirkouk (Nord), un hélicoptère Black Hawk s'écrasait non loin de là, touché par des tirs de roquette RPG. Alors que Paul Wolfowitz et ses collaborateurs résidaient au 12e étage de l'Al-Rachid, c'est le 11e, juste en dessous, qui a été le plus gravement endommagé. « Une chose est certaine : depuis l'arrivée en Irak du numéro deux du Pentagone, vendredi dernier, pour une visite de trois jours, les actions contre les forces de la coalition se sont intensifiées ». Samedi, les incidents se sont multipliés à Kirkouk, ville pétrolière, où, hier, un engin explosif a été désamorcé près d'un poste de police. Et dimanche soir encore deux fortes explosions ont retenti à Bagdad, dans le secteur des forces de la coalition. Une grenade autopropulsée aurait été tirée sur un convoi américain, à deux kilomètres de l'hôtel Al-Rachid, sans faire de victime.

L’ECHEC YANKEE EN IRAK

Le gauleiter yankee de Bagdad, Paul Bremer, a lui-même dressé le constat de son échec, dissimulé derrière une arrogance qui ne trompe plus grand monde : « Les terroristes ont recours aujourd'hui à des approches plus sophistiquées, en particulier l'utilisation de ces objets piégés le long des routes empruntées par nos convois », une technique largement éprouvée au Liban contre l'armée israélienne.  Samedi, 25 000 opposants à la guerre en Irak ont manifesté à Washington et San Francisco aux cris de « Bush menteur » pour réclamer le départ des troupes américaines d'Irak, alors que l'opinion publique aux Etats-Unis se dit de plus en plus inquiète face à la situation dans ce pays.

« Le tandem des va-t-en-guerre qui dirige le Pentagone, Donald Rumsfeld et son adjoint Paul Wolfowitz, est en train d'admettre que la force militaire, même celle de l'hyper-puissance, ne suffit pas à domestiquer un pays ni à terrasser le terrorisme », remarque LE REPUBLICAIN LORRAIN (...) Depuis plusieurs années, en effet, Paul Wolfowitz ne cessait de prêcher pour le renversement de Saddam Hussein et pour la propagation en Irak, puis dans les autres pays voisins d'Israël, des valeurs morales qui fondent la démocratie américaine. Une vision qui devait s'appuyer en priorité sur la force des armes. Rumsfeld lui-même est en train, non pas de siffler la fin de la partie, mais de rappeler tout le monde au vieux principe de réalité ».

LA RESISTANCE BA’ATHISTE INCARNE
SEULE LE PATRIOTISME IRAKIEN

La réalité c’est la capacité mobilisatrice du Ba’athisme, avec sa « logistique insurrectionnelle » qui, hier comme aujourd’hui, incarne seul le patriotisme irakien. Loin des compromissions et des trahisons des dirigeants chiites ou des chefs féodaux kurdes. Car la Résistance est essentiellement ba’athiste. Comme le rappelait encore aujourd’hui un général américain, qui écarte la thèse selon laquelle des « étrangers seraient à l'origine des derniers attentats de Bagdad », affirmant que ces attaques qui ont fait lundi plus de 40 morts, « sont l'oeuvre de fidèles de l'ancien régime irakien ».

Les étrangers représentent seulement « un faible, un très faible pourcentage » des résistants en Irak, a encore déclaré le général Raymond Odierno, commandant de la 4e division d'infanterie de l'armée de Terre américaine. Il s'exprimait par vidéo-conférence de son quartier-général de Tikrit, fief du Président Saddam Hussein, à 180 km au nord de Bagdad. « Mon sentiment est que ces attentats ont été commis par d'anciens loyalistes à Saddam Hussein peut-être avec une petite coopération de personnes non originaires d'Irak », a-t-il ajouté.

L'adjoint du « ministre irakien » de l'Intérieur, une des marionnettes yankee du gouvernement fantoche instauré par Washington, Ahmed Ibrahim, a lui aussi accusé le président Saddam Hussein d'être responsable : « C'est une attaque terroriste ignoble exécutée par les hommes de Saddam Hussein », « Saddam Hussein est derrière toutes les catastrophes qui se passent en Irak ».

Ainsi, la guérilla irakienne ne serait pas si affaiblie (sic) que les responsables américains le laissent entendre. Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain, a même reconnu, relève AL QUODS AL-ARABI : « Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si intense et si long. Nous sommes dans une période très difficile ». Un aveu qui confirmerait plutôt « l’intensification des opérations militaires contre les forces américaines ». Le quotidien panarabe édité à Londres fait l’éloge de la résistance irakienne et prévient les soldats américains « des journées sanglantes qui les attendent ».

Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone et l'un des principaux artisans de la guerre en Irak, était venu « rassurer les soldats américains » et leur remonter le moral. Sa visite leur a simplement remémoré d’autres images, celles de l’enlisement au Vietnam. “Good morning Baghdad” …

 

Luc MICHEL

HAUT DE PAGE

Copyright © Editions MACHIAVEL - Tous droits de reproduction, d'adaptation, de diffusion ou de traduction réservés, sauf autorisation écrite de l'éditeur