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EDITORIAUX Analyse en septembre 2004 L’IMPACT DU « COMMUNAUTARISME EUROPEEN » A L’EST
CONTRE L'EXPANSIONISME DE L'OTAN A L'EST : La Reconstruction pacifique de l'URSS, seul moyen de ramener la paix dans nos provinces d'Europe orientale et que soutient ardemment le PCN, passe aussi par les projets d’Union Slave entre la Fédération de Russie et la Biélorussie. Un projet unitaire auquel la Yougoslavie de MILOSEVIC voulait également adhérer et qui changerait la donne politique en Europe de l'Est et dans les Balkans. Un projet qui est donc violemment combattu par l'impérialisme yankee et ses kollabos russes et biélorusses. L'accord d'union entre la Russie et la Biélorussie a été signé le 8 décembre 1999 par les présidents Boris Eltsine et Alexandre Loukachenko. Un Haut Conseil, constitué des présidents, Premiers ministres et présidents des chambres parlementaires devrait notamment être créé. Le rapprochement avec le petit frère slave constitue régulièrement pour le Kremlin le moyen d'épouser les aspirations d'une partie de la population, au-delà même de l'électorat communiste et nationaliste, qui n'a jamais pardonné à Boris Eltsine l'éclatement de l'URSS en 1991. Environ 39% des Russes estiment que l'accord ne va pas assez loin et souhaitent que les deux pays n'aient qu'un seul président à leur tête, selon un sondage de l'Institut Opinion publique, effectué fin 1999 ! Lassés de la crise et mesurant le déclin de leur pays sur la scène internationale, de nombreux Russes se disent favorables à la création d'un Etat unique entre Russie et Biélorussie, toutes deux slaves et de religion orthodoxe. Régulièrement l'alliance privilégiée entre les deux pays sert aussi de point d'appui à des rêves de regroupement avec d'autres frères slaves. Ce fut le cas pour la défunte Yougoslavie, assassinée par l’OTAN et les kollabos serbes, et qui avait demandé à rejoindre l'Union lors de la guerre du Kosovo (mars-juin 1999). En Ukraine, le berceau historique de la Russie, le candidat national-communiste à l'élection présidentielle, seconde force du pays une décennie après l’effondrement de l’URSS, avait défendu la création d'un espace économique commun et d'une défense unie. Sans succès. Mais son opposant, candidat soutenu par l’occident et Washington, a du recourir à une vaste fraude électorale pour l’emporter, selon les observateurs mêmes de l’OCDE. Alexandre Lukashenko, le président biélorusse, figure de proue du national-communisme, est un ardent partisan de ce projet. Le chef de l'Etat biélorusse est aussi partisan d'un retour aux valeur de l'Union soviétique. LE MONDE DIPLOMATIQUE (septembre 2001) analysait la politique pan-slave et eurasiste du président LUKASHENKO : « De proche en proche, des Républiques de feu l’URSS renouent des liens, jusqu’à former la Communauté économique eurasienne. Très active dans ce nouvel ensemble, la Biélorussie espère retrouver son rôle de centre industriel d’antan (…) Lorsque, après son élection en 1994, le président biélorussien Alexandre Loukachenko, s’est lancé dans une politique d’intégration avec la Russie et a multiplié les traités avec celle-ci, beaucoup d’Occidentaux l’ont observé avec un certain amusement. Aujourd’hui … l’union avec la Russie s’appuie sur une base réelle favorisant la reconstitution d’un espace eurasien (…) Fin 2000, la Russie et la Biélorussie ont créé avec le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, la Communauté économique eurasienne. En 2001, la Moldavie, dont le gouvernement est dirigé par le Parti communiste, qui a obtenu 50,07 % des voix aux élections législatives, s’est engagé à rejoindre l’Union russo-biélorussienne. L’Arménie s’est lancée dans une coopération économique et stratégique avec Moscou. L’Ouzbékistan semble avoir renoncé à sa politique de défiance envers le Kremlin. Et le président ukrainien, M. Leonid Koutchma, qui avait mené une politique d’équilibre entre Moscou et l’OTAN, a dû accepter cette année de signer plusieurs traités de coopération économique avec la Russie et laisser s’enclencher une série de rachats des fleurons de l’industrie ukrainienne par les potentats russes (…) Le rapprochement entre Minsk et Moscou n’a constitué que la première étape d’un processus qui semble se poursuivre dans une grande partie de l’ex-URSS. M. Loukachenko a relancé une dynamique qu’il ne maîtrise plus totalement. En refusant de privatiser massivement, il a assuré de fait une autonomie de décision à son pays tout en le réinsérant par sa politique de commis voyageur dans un tissu de relations « eurasien » (…)La politique menée par M. Loukachenko … a aussi constitué une étape dans la reconstitution d’un espace géopolitique et géoéconomique que l’on avait trop vite enterré en 1991 ». Un des moteurs de l’Union Slave est notre camarade Pavel BORODINE, l’un des fondateurs du nouveau parti russe « Eurasie ». Le PCN soutient activement ce projet, en participant notamment aux activités du « Congrès pan-slave » en Russie et en Serbie. CONTRE L'EXPANSIONISME DE L'OTAN A L'EST : Dans « Le retour de la Russie », Michel GURFINKEL et Vladimir FEDOROVSKI analysent les orientations idéologiques convergentes du KPRF de ZOUGANOV et du national-communiste de LUKASHENKO au Belarus : « Zyouganov … instaurerait sans doute un régime analogue à celuis du Belarus : l’ex-Biélorussie soviétique. Cette république de 10 millions d’habitants, enclavée entre la Russie, la Lituanie, la pologne et l’Ukraine, est devenue indépendante en 1991 et a connu une brève expérience libérale avec son premier président, Vladislav Chouchkevitch. En 1994, les néo-communistes d’Alexandre Loukachenko reprennent le pouvoir par les urnes ? ils ne e contentent pas, comme les néo-communistes polonais, lituaniens ou hongrois, de gérer le capitalisme à leur profit : ils rétablissent un Etat totalitaire … Les armoiries et le drapeau de la Biélorussie soviétique, créés sous Staline, sont remis en place. L’économie, qui n’avait jamais été réformée, repasse sous le contrôle de la bureaucratie ». « Seule différence avec le régime soviétique proprement dit : le justification idéologique du système. Au marxisme « scientifique » et athée de naguère, Loukachenko a substitué un néo-marxisme hybridé de nationalisme slave et de religiosité orthodoxe ». Belle exemple de synthèse nationale-communiste slave, qui rappelle étroitement le « national-bolchevisme russe » du régime stalinien. LUKASHENKO s’appuie sur une « stratégie de rapprochement avec Moscou », « l’utilisation d’une phraséologie populiste » qui lui vaut le soutien constant des masses populaires qui l’appellent affectueusement « papa », « l’attachement populaire à l’union avec les peuples de l’ex-URSS » qui a contribué à « affaiblir l’opposition anticommuniste », « des éléments de « nostalgie soviétique », une fascination pour le « socialisme de marché « à la chinoise » » et un sens aigu de la position géopolitique stratégique de son pays. « Loukachenko a trouvé un écho dans une partie de l’électorat nostalgique de l’URSS, qu’il combine avec le soutien de l’Eglise orthodoxe russe ».
LE BELARUS DE LUKASHENKO : La stratégie américaine en Europe de l'Est vise à isoler la Russie, comme Zbigniew Brezenzski l'expose dans son « Grand échiquier ». Et l’amitié aussi opportuniste qu’éphémère de Poutine pour Bush ne doit pas faire illusion. Après la Yougoslavie de Milosevic, le Belarus du Président Lukashenko est en Europe le prochain objectif du State Department. Comme Milosevic hier, Lukashenko a le double tord d'être un patriote qui défend son pays face à l'impérialisme et à l’OTAN et un socialiste qui défend les acquis de justice sociale et d'égalité face à la colonisation de l'Europe orientale par le capitalisme international. Moteur de l'Union Slave entre la Russie et le Belarus, malgré les sabotages du régime de Poutine, Lukashenko est aussi à ce titre une cible prioritaire de Washington et de l'OTAN qui ne veulent pas d'une reconstruction politique impériale à l'Est. Comme en Yougoslavie hier, l'impérialisme américain et ses valets européens déversent des millions de dollars pour financer une opposition fantoche, au travers de plus de 300 pseudo ONG. Les media occidentaux, eux, organisent depuis des années une campagne agressive et permanente de désinformation et de diffamation qui vise à isoler le président Lukashenko, que soutient une large majorité des ouvriers et des paysans du Belarus, et qui, rappelons-le a gagné toutes les élections depuis 1994. La question du Belarus est à nouveau à l’agenda impérialiste de Washington. Alexandre Loukashenko n'exclut pas en effet de se présenter au scrutin présidentiel de 2006. Il a envisagé pour la première fois, en août 2003, de se présenter à un nouveau mandat présidentiel, alors que la Constitution limite actuellement cette réélection à deux mandats. Le président, isolé diplomatiquement par Washington, parce qu’il ne se couche pas – comme tant d’autres en Europe de l’Est – devant les diktats des USA, a expliqué à la presse qu'il ne pourrait pas « abandonner son poste s'il avait le sentiment que sa République continuait à traverser des temps difficiles à la fin de son mandat ». « Si je constate l'instabilité, où même des soupçons (d'instabilité), alors en tant que président, je n'ai pas le droit d'abandonner le pays et son peuple », a-t-il dit avec sa sagesse et son sens du devoir habituels. Il a suggéré qu'il pourrait obtenir par référendum l'autorisation de se présenter une troisième fois. « Même si je pars, je le ferai seulement avec la volonté du peuple », a déclaré le président, que les masses populaires biélorusses appellent affectueusement « papa », en ajoutant que « si les gens disent « non à Loukashenko » par référendum alors je ferai mes bagages et je partirai ». Les Etats-Unis ont placé la Biélorussie sur une liste noire de pays coupables selon eux d' « oppression et d'abus des droits de l'homme » (sic) – Où sont les droits de l’homme dans le chenil de Guantanamo, les geôles du gauleiter Bremer en Irak ou encore dans les couloirs de la mort des prisons de Bush ? –, en compagnie notamment de Cuba et de la Corée populaire. Le soutien populaire au président Lukashenko repose surtout sur la préservation des acquis du Socialisme. Exemple unique en Europe depuis la fin de la Yougoslavie de Milosevic. Là aussi, les medias aux ordres de l’OTAN mentent effrontément. Un exemple récent : « Sous la direction de M. Loukashenko, la Biélorussie connaît un retour à une gestion de type soviétique, son économie piétine et les investisseurs occidentaux se font remarquer surtout par leur absence », écrivait LE MONDE (4 août 2003). L’actualité inflige un cruel démenti aux mediamensonges du MONDE. « Espérance de vie, éducation et pouvoir d’achat donnent au Belarus un rang élevé dans l’index du développement humain des Nations-Unies » écrivait le 20 juillet 2003 l’agence russe ROSBALT ! « La haute position du Belarus (53e) dans les statistiques des Nations-Unies concernant le développement humain est due aux résultats forts du pays suivant trois critères, selon Neil Buhne, le chef du programme des Nations-Unies pour le développement au Belarus. Le premier critère est l’espérance de vie. L’ONU a calculé que celle-ci augmentera au Belarus jusqu’à 70,1 ans pour 2005 (comparables aux 68,5 ans entre 1995 et 2000) ». Rappelons que dans la Russie démocratique et pro-occidentales d’Eltsine et Poutine, elle a chuté de près de 10 ans depuis la fin de l’URSS ! « Le second critère est l’éducation. Au Belarus, comme dans la plupart des pays développés, le taux d’alphabétisation approche des 100 %. Le Belarus a aussi de hauts résultats dans tous les secteurs éducatifs ». Le troisième critère est le PIB par tête en terme de pouvoir d’achat. Ce qui prend en compte les différences entre les prix des biens et services entre pays. En 2001, le PIB par tête au Belarus était de 1226 dollars US, mais si l’on prend en compte le pouvoir d’achat véritable il correspond à 7.620 USD », cette différence – les chiffres ne sont rien sans comparaisons – étant due à la vie bon marché et aux services publics et sociaux de l’Etat que garantit le président Lukashenko. Ajoutons que le même rapport de l’ONU précise que « le développement social s’est effondré aux USA depuis 1980 ». Socialisme ou barbarie capitaliste, l’alternative est sans appel… Le Belarus a aussi un secteur industriel de pointe, notamment dans le domaine des armements, comme le précise LE MONDE DIPLOMATIQUE (septembre 2001) : « la Biélorussie demeure un des centres d’industries de pointe pour toute l’ex-URSS, ce qui permet à M. Loukachenko, et, derrière lui, aux lobbies économiques biélorussiens, de ne pas se trouver systématiquement en position de faiblesse face au Kremlin ».
AOÛT 1992 : Les liens entre l'Opposition patriotique russe et les Communautaristes européens du PCN ne datent pas d'aujourd'hui. C'est en août 1992 que la jonction a été effectuée entre l'Opposition nationale-européenne et communautariste et l’Opposition patriotique russe. A cette époque, Jean THIRIART, ancien leader de notre Organisation transnationale dans les Années 60-70 et conseiller politique du PCN, avait pu à l'occasion d'un voyage d’une dizaine de jours à Moscou avoir de nombreux entretiens et nouer des contacts très utiles avec les principaux dirigeants des forces patriotiques d'opposition à la politique de Boris ELTSINE. Les contacts noués à cette occasion témoignent de l’impact des idées communautaristes en Russie et de la solidarité révolutionnaire existant entre les Oppositions européennes de l’Est et de l’Ouest : Le directeur de l'hebdomadaire « DYEN » (Le Jour), Alexandre PROKHANOV, avait organisé le 17 août une journée de travail idéologique entre Yegor LIGATCHEV, l’ancien Secrétaire du Comité Central du « Parti Communiste de l’Union Soviétique » (c'est-à-dire le n° 2 de l'ex Etat soviétique) et Jean THIRIART. Le lendemain s'était déroulé une importante conférence de presse avec le colonel Victor ALKSNIS (président du groupe « SOYOUZ » dans l'ancien Parlement), Alexandre DOUGUINE, directeur de la revue « ELEMENTY », et THIRIART sur le thème « l'Empire européen et l’ennemi américain ». La télévision Russe et le grand quotidien « KOMSOMOLSKAIA » (diffusion à 16 millions) avaient rendu compte cette réunion et de l'exposé de J.THIRIART sur « l'Empire européen de Dublin à Vladivostok » fait à cette occasion. A la suite de cette conférence, THIRIART avait rencontré en privé plusieurs militaires russes de haut rang à propos des relations OTAN-EUROPE-RUSSIE. Le 20 août 1992, de longues discussions s’était déroulées au siège du quotidien « SOVIETSKAIA ROSSIA » (diffusé à 1 millions d'exemplaires) avec Valentin TCHIKINE, directeur du quotidien, Edouard VOLODINE (idéologue de l’Opposition patriotique) et surtout Guenadi ZUGANOV, président du KPRF et organisateur principal du « Conseil des Forces Patriotiques », qui deviendra quelques jours plus tard le « FRONT DE SALUT NATIONAL ». La dernière journée du voyage de notre délégation fut consacrée à des rencontres à la Maison Blanche de Moscou avec plusieurs députés au Soviet suprême et au Parlement russe, en particulier avec Serguei BABOURINE, président et porte-parole de l'Opposition parlementaire unie et avec Nicolas PAVLOV, dirigeant de l'opposition parlementaire.
DE MOSCOU A BRUXELLES : A l'issue de l'ensemble de ces journées, des décisions concrètes furent prises, qui ont été mises en oeuvre depuis, concernant la mise en place de moyens de liaisons permanents pour l'échange rapide d'informations el la création de structures politiques, d'information et de presse entre l'Europe occidentale et la Russie. De ce voyage devaient naître des liens étroits entre l’Opposition patriotique russe et l’Opposition nationale-européenne et communautariste en Europe de l'Ouest. Les campagnes de soutien au Parlement russe, attaqué par les chars de la dictature d'ELTSINE, en octobre 1993 témoignent de ces liens. La campagne de 1994 pour la libération de Ruslan KASBULATOV, président du Parlement, d’Illya KONSTANTINOV président du « Front de Salut National » et de Victor AMPILOV dirigeant du « Parti Communiste Ouvriers de Russie », qui étaient emprisonnés par le régime dictatorial d'ELTSINE après avoir dirigé la résistance du Parlement russe lors des évènements d’octobre 1993, fut également le résultat concret de ces rencontres. En Avril 1997, à l’occasion d’un symposium international organisé à Tripoli (Libye), KASBOULATOV devait remercier avec émotion Luc MICHEL pour son action en faveur de la libération des patriotes russes. LA TRADITION RUSSOPHILE Pour les Communautaristes européens cette jonction avec l’Opposition nationale-communiste et patriotique russe est le résultat dune démarche politique et doctrinale constante. Dés décembre 1983, la revue « CONSCIENCE EUROPEENNE », éditée par Luc MICHEL avec le soutien de Jean THIRIART, faisait sa couverture (en Russe et en Français !) sur le thème : « La Russie, c’est aussi l’Europe ! » En 1984, avec la création du « Parti Communautaire National-européen », qui devait donner un nouvel élan à notre Organisation transnationale, le courant favorable à l’intégration unitaire de la Russie et de l’Europe trouvait sa consécration politique. L'ensemble du courant national-communiste européen actuel trouve sa source dans cette démarche politique, comme le soulignait l’hebdo « TELE-MOUSTIQUE », que nous citions au début de cet analyse. Dès 1984, les « Editions MACHIAVEL », liées au PCN, publièrent d’ailleurs en langue russe de nombreux travaux sur le thème de la création de « l’Empire Euro-Soviétique » sous la plume de jean THIRIART, José CUADRADO COSTA et Luc MICHEL. Ces travaux, diffusé en URSS par divers canaux parallèles, grâce à diverses « complicités » dans l’appareil diplomatique et militaire soviétique, à Bruxelles notamment, permirent dès cette époque la diffusion des idées communautaristes en Russie. Né dans la mouvance pacifiste qui se dresse dans l’Europe des Années 1982-85 contre le bellicisme américain, notamment avec la crise des « Euro-missiles », le PCN s’inscrit alors dans le courant « national-neutraliste » qui connaît alors une grande fortune politique en Allemagne et que ses adversaires taxent de « national-bolchevisme ». Le PCN est ouvertement pro-soviétique. « P.C.N. ... européen jusqu’à Vladivostok », titre LE PEUPLE (Bruxelles, 14 et 15 septembre 1995), qui interviewe Luc MICHEl. le PCN, qui mène alors des campagnes d’opinion pacifistes en liaison avec les milieux soviétiques, à un moment où les relais traditionnels de Moscou se font acheter par l’OTAN (LE DRAPEAU ROUGE, quotidien du Parti « communiste » belge, publie ouvertement des publicités atlantistes), a alors l’oreille de certains milieux diplomatiques et militaires soviétiques. En témoigne la rencontre amicale à Bruxelles, organisée par les « Amitiés belgo-soviétiques » le 26 avril 1986, entre Jean THIRIART et Vsévolod KNIAJINSKI, l’un des collaborateurs de Boris PONOMAREV, le chef du Département idéologique du PCUS. Spécialiste de l’intégration européenne, le professeur KNIAJINSKI dirigeait la chaire de l’histoire des relations internationales et de la politique extérieure de l ‘URSS à l’ « Institut des Relations internationales » de Moscou. Le PCN développe alors l’idée – aujourd’hui directement reprise par les « néo-eurasistes » russes – de la fusion de l’Europe et de l’URSS dans un « Empire euro-soviétique » de Vladivostok à Reykjavik. L’IMPACT DES THESES L'impact en Russie des idées communautaristes depuis 1992 témoigne d'ailleurs de l’intérêt qu'elles y suscitent. Ainsi legor LIGATCHEV et Guenadi ZOUGANOV, lors de leur rencontre avec Jean THIRIART en août 1992, témoignèrent le plus grand intérêt aux thèses économiques communautaristes et à l’alternative qu'elles proposent aux faillites économiques marxiste et capitaliste. L’analyse socio-économique de Luc MICHEL et Yannick SAUVEUR, intitulée « ESQUISSE DU COMMUNAUTARISME », fut immédiatement traduite en Russe et a servi de base à la rédaction du premier programme économique du KPRF. ZOUGANOV cite volontiers Thiriart, évoque son « Empire euro-soviétique », et reprend ses thèses dans ses livres de géopolitique. La revue « ELEMENTY », éditée par notre camarade Alexandre DOUGUINE et qui a servi de plate-forme doctrinale à l’Opposition patriotique russe en 1992-93, publiait dès son numéro 1, d’août 1992 un long article sur les positions de Jean THIRIART. Elle récidivait en publiant dans son numéro 4 de novembre 1993, un article de Luc MICHEL sur les positions économiques du Communautarisme européen et la nécessité d’un Nationalisme économique et d’une Europe autarcique pour lutter contre l’impérialisme américain. Précisons qu’ « ELEMENTY » n'est pas une version russe de la revue néo-droitière d’Alain de BENOIST mais une production tout à fait originale. Cette revue, la première du genre en Russie, a impressionné par la qualité de ses articles. C'était la lecture d’une bonne partie de l’intelligentsia moscovite et des parlementaires russes. La presse russe avait largement rendu compte de la parution de son premier numéro, jusqu'aux « IZVESTIA » qui dans le numéro du 25 août 1992 avait été jusqu'à reproduire en fac-similé la couverture d’ « ELEMENTY » (sur laquelle figuraient les trois drapeaux de l’opposition patriotique russe unie : drapeau rouge Soviétique, drapeau national russe frappé de l'aigle bicéphale et drapeau national-révolutionnaire noir). Le grand écho donné également par les media russes aux différentes interventions de Jean THIRIART lors de son voyage à Moscou en août 1992 en sont un autre témoignage.
A L’EST COMME A L’OUEST DE L’EUROPE, Au delà des frontières artificielles actuelles, la solidarité militante et révolutionnaire entre l’Est et l’Ouest de l’Europe est aujourd’hui une réalité. A l’Est comme l’Ouest, l’ennemi est d'ailleurs le même : l’impérialisme américain, le Nouvel Ordre Mondial et les politiciens fantoches qui partout en Europe en sont les laquais zélés. Les Communautaristes ne peuvent donc que retrouver dans les luttes du KPRF et des nationaux-patriotes russes que l’écho de leur long combat pour la Paix et la Liberté en Europe… Luc MICHEL |
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