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EDITORIAUX EDITORIAL DU 17 NOVEMBRE 2004 LA VERITE SUR L’OFFENSIVE DU RAMADAN Jamais la presse occidentale aux ordres, aussi bien
américaine que celle des journalistes prostitués à l’occupant américano-sioniste
en Europe, n’a autant menti qu’à l’occasion de la bataille de
Fallujah. Evoquant la Guerre du Vietnam, LIBERATION (Paris) avoue que «
cette fois-ci, l’information est fermement sous contrôle ».
Le mediamensonge est permanent.
Concernant les pertes réelles des soudards yankee, les massacres de
civils irakiens, la nature de la Résistance – systématiquement qualifiée
d’ « islamiste » alors qu’elle est dirigée par le
Parti Ba’ath –, mais aussi et surtout la nature réelle de la
Bataille de Fallujah. Car celle-ci, présentée comme une « offensive »
de l’US Army, qui y « disposerait de l’initiative »,
est en fait une contre offensive des occupants yankee et de leurs harkis
irakiens. Le
30 octobre, le Parti Ba’ath et le Commandement du Mouvement « Résistance
et libération » – qui assure le leadership militaire de la Résistance –
annonçaient dans un communiqué militaire une grande
offensive à l’occasion du Ramadan. C’est chose faite ! D’une part la Résistance frappe dans tout
l’Irak (cessons de croire en la fable propagandiste yankee du « triangle
sunnite ») : à Bagdad, Samara, Balad, Duluy’a, Beiji,
Baa’quba, Kirkuk, Mossoul – où la Résistance a pris plusieurs jours
de suite le contrôle de la ville et l'a épuré des Kollabos –, Tikrit,
Tharthar, Fallujah, Khan-Dhari, Abu-Ghraib, Radhwanya, Haditha, Ramadi –
la ville est aux mains de la guérilla –, Khalidya, Habanya, Al-Qa’im,
Al-Husyaba, et sur la rive Est de l’ Euphrates, à Babylone, Karbala,
Najaf, Basra. Dans la capitale même, la Résistance exerce une présence
et un contrôle de plus en plus forts : du jamais-vu encore à Bagdad :
l’ambassade de Pologne (pays membre de la coalition), en plein centre de
la capitale, a été attaquée le 14 novembre au soir par un commando de
la guérilla ba’athiste. Les assaillants ont été repoussés mais
les combats ont duré… une demi-heure. La même nuit, on s’est battu
dans la grande rue Haïfa, toujours au centre-ville, pendant au moins une
heure. « A Bagdad encore, écrit LIBERATION, pas moins de
cinq grands quartiers sont aujourd’hui considérés comme sérieusement
infiltrés par les moudjahidin ». D’autre part, et comme le Parti Ba’ath l’annonçait
dans un second communiqué, le 5 novembre, la destruction
de l’infrastructure du gouvernement fantoche du Quisling yankee
Allaoui est au cœur de la stratégie de la Résistance. La
Résistance ba'athiste frappe
donc en priorité les centres et les locaux des forces
collaborationnistes, les membres des partis kollabos – islamistes comme
le Dawa ou le SCRII, ou pseudo « communistes » comme le PCI ou
certains groupuscules trotskistes –, policiers et miliciens au service
de l’occupant ainsi que les infrastructures pétrolières. Face à cette offensive sans précédent, qui révèle
la force de la Résistance, les Américains ont donc lancé une
contre-offensive contre Fallujah, cible médiatique, qui doit servir à détourner
l’attention des coups redoutables portés au gouvernement fantoche
d’Allaoui. Sur ordres du Pentagone, les résistants sont par ailleurs
qualifiés « d’éléments anti-irakiens » (sic) et le
rôle dirigeant du Ba’ath occulté au profit des fantomatiques partisans
islamistes de Zarquaoui. Mais comme jadis au Vietnam, à Hué en 1968, les Américains
sont en train de perdre la bataille de l’opinion publique.
Que ce soit en Irak, dans le monde arabe, ou ailleurs. Car la sale guerre
yankee, qui se traduit à Fallujah par des massacres de civils – qui
constituent des crimes de guerre – et que le quotidien arabe «
AL-QUDS AL-ARABI » décrit fort justement comme « l’holocauste
américain à Faloudjah ». « AL-QUDS AL-ARABI » décrit ce qui se déroule à
Faloudjah : « L’occupation américaine a empêché les convois
humanitaires et les secours du Croissant-Rouge de pénétrer dans la
ville, où les chiens errants mangent des cadavres de civils qui jonchent
les rues ». Le quotidien précise que « des milliers de
cadavres s’entassent dans les rues de Faloudjah ». Par ailleurs, le quotidien souligne dans un éditorial
de son rédacteur en chef, Abdelbari Atwan, que « Faloudjah
s’est transformée en un charnier. Les Américains mènent une véritable
guerre d’extermination. C’est un génocide sans précédent à l’échelle
mondiale qui se déroule actuellement en Irak, alors que le monde entier,
surtout les Arabes et les musulmans, garde un silence complice ».
LIBERATION (Paris), pourtant radicalement hostile à
la Résistance, dresse le constat d’échec américain à
Fallujah, « vaine démonstration de force, qui n’avance en
rien la pacification de l’Irak » : « D’autres
batailles victorieuses dans des villes symboles (Hué au Vietnam) n’ont
pas évité au final la défaite aux Etats-Unis. (…) Le véritable défi
sera d’en conserver durablement le contrôle. Les « dommages
collatéraux » se comptent probablement en un grand nombre de
victimes parmi les milliers de civils irakiens qui n’avaient pas fui. Ce
«martyr» de Fallouja a renforcé l’hostilité des sunnites à
l’encontre de la coalition et marqué le gouvernement Allaoui comme
fantoche des Américains ». Le quotidien parisien écrit encore
que « reste le prix politique de l’offensive que devra assumer
le Premier ministre intérimaire, Iyad Allaoui. « C’est une
victoire militaire, mais une catastrophe politique », analyse un
diplomate d’un pays européen, qui indique que l’assaut a soudé les
différentes composantes de la minorité sunnite contre le chef du
gouvernement (…) D’ores et déjà, le Conseil des oulémas, la
principale organisation religieuse sunnite, a appelé au boycottage des élections,
prévues fin janvier, et selon ce conseil la plupart des organisations présentes
y seraient aussi favorables ». La seconde grande bataille, celle menée pour
reprendre le contrôle de Mossoul, passée sous la direction de la Résistance,
est révélatrice de la faiblesse du gouvernement fantoche d’Allaoui :
« Mossoul, la capitale du Nord, a été prise et conservée
pendant trois jours par les insurgés. Selon une source proche de la guérilla,
ce sont les peshmergas (miliciens kurdes) qui, au côté des soldats américains,
reprendraient actuellement aux moudjahidin cette ville de plus d’un
million d’habitants. Les mêmes peshmergas sont déjà suspectés de
former le gros de la garde nationale irakienne qui épaule les marines
dans les combats de Fallouja, au risque d’exacerber davantage les
tensions qui existent entre les différentes communautés irakiennes ».
Ces peshmergas sont les milices des deux fractions féodales kurdes
de Talabani (UPK) et Barzani (PDK), formées par la CIA, le Mossad et les
islamistes de Téhéran, aux côtés desquels l’UPK a combattu la patrie
irakienne pendant la guerre Iran-Irak des années 80. Ces deux fractions,
qui se sont entretuées pendant trois décennies, au service de tous les
impérialismes étrangers rivaux, font partie aujourd’hui du
gouvernement fantoche d’Allaoui, après avoir fourni les cinq représentants
kurdes du « Conseil de gouvernement irakien », le précédent
gouvernement fantoche pro-américain, les Quislings de Bagdad, mis en
place en juillet 2003 par le Gauleiter yankee Bremer. Face à une Résistance chaque jour plus organisée
– comme le démontre l’offensive du Ramadan sur tout le
territoire irakien –, les Kollabos locaux sont de plus en plus isolés. La situation actuelle en Irak s’inscrit dans la
droite ligne de l’échec américain. Paul Bremer a échoué dans ses opérations
pour détruire le Parti Ba’ath, pour démanteler la Résistance. L’Amérique
est engagée dans une sale guerre coloniale, elle est en train de refaire
le chemin douloureux qui fut celui de l’agression contre la Nation
vietnamienne. Là aussi lorsqu’il n’a plus été possible d’espérer
une victoire militaire directe, on a « vietnamisé » le
conflit, c’est-à-dire qu’on a mis en place des gouvernements
fantoches non seulement au Vietnam, mais aussi au Cambodge. Que l’on a développé
de soi-disant « nouvelles armées nationales », destinées à
combattre la Résistance. Tout cela s’est terminé par l’évacuation
de Saigon en 1975, par le départ sans gloire de l’ambassadeur américain
avec la bannière étoilée roulée comme une serpillière sous son bras,
avec le lâchage et l’abandon de dizaines de milliers de Kollabos qui
ont dû payer le juste prix de leur trahison. L’Irak ne verra pas une
issue différente ! Tout l’irréalisme des projets américains pour
l’Irak réside dans le fait que le principal acteur de la scène
irakienne, la Résistance, dont le Ba’ath est la colonne vertébrale,
est bien décidé à les briser. Jusqu’au départ des occupants et au
juste châtiment des traîtres. Ce qui pour le Ba’ath ne veut pas dire
seulement les Kollabos des Américains, mais aussi leurs complices
islamistes liés à l’Iran. La Résistance et le Ba’ath ont publié de
nombreux manifestes-programmes. Ils ont à la foi une vision claire de
l’avenir, des buts précis et un programme d’action. L’agenda
ba’athiste va à l’encontre des plans chimériques de Washington et de
ses complices de l’ONU. La Résistance ba’athiste est incontournable. Quant aux kollabos irakiens, ils feraient bien de méditer
les propos d’un diplomate occidental qui annonçait en avril 2003 que « le
politicien qui choisirait le camp américain aurait le même sort que le
Premier ministre irakien de 1958 Nourri Saïd ». Marionnette des
Britanniques – le pouvoir colonial d’alors –, Nourri Saïd fut
renversé par la Révolution de 1958 et son corps mis en pièce par la
foule en colère des Bagdadis. Nous faisons confiance à nos camarades
ba’athistes pour que leur combat justifie les pires appréhensions
occidentales ! Le combat de nos camardes irakiens est aussi le nôtre. La Résistance irakienne est en première ligne dans le combat commun contre l’impérialisme américano-sioniste. Chaque soudard yankee, chaque mercenaire occidental, chaque barbouze sioniste qui tombe en Irak est un pas vers la libération des peuples en lutte pour leur liberté et leur dignité.
Luc MICHEL |
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